LeLoup et le Chien est la cinquième fable du Livre I des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1668 . Un loup, affamé, en vient à demander à un chien fort bien nourri ce qu'il devrait faire pour être lui aussi bien volumineux. Le chien lui conseille de se mettre au service d'un humain : les services rendus, il sera gâté. Bela le chanteur des rues rencontré à Paris lui donne le nom d'un musicien de son pays, Bartok. Gabriel-Bartok est un chat mais a une particularité : il est doué pour les langues et parle chien, lézard, ver de terre, français, un peu bulgare aussi, et bien d'autres langages. Ce qui facilite ses rapports avec les autres espèces. De là Lechat les écoutait, caché dans le feuillage. Il leur dit à mi-voix: « noble loup, pauvre chien. Vos façons de juger sont lourdes, Vous ne comprenez rien à rien, En un mot, vous êtes deux gourdes. Songez que moi, le chat, j'ai trouvé le moyen. De garder mon indépendance, Et de vivre avec l'homme en bonne intelligence. LeLoup et le Chien Le Renard et le Bouc 2° L'eau qui coule Le Chat la Belette et le Petit Lapin Le Loup et la Cigogne Le Chat et le Renard Les deux Mulets 3° Voyage ou Sagesse La Génisse, La Chèvre et la Brebis, en société avec le Lion Les Femmes et le Secret La Poule aux oeufs d'or Le Lion et le Moucheron 4° Ailleurs Le Laboureur et Leloup et le lapin. Jean Lapin trottinait, broutant dans la clairière, Quand d'aventure il rencontre un grand loup, Hâve, hargneux, tout prêt à faire un mauvais coup, Et Jeannot aussitôt s'assied sur son derrière : - "Tu ferais mieux, dit-il, de vivre à ma manière. D'un peu d'herbe et de thym, d'une feuille de chou, LeLoup vexé Un loup sous la pluie, Sous la pluie qui mouille. loup sans parapluie, pauvre loup gribouille. Est-ce qu'un loup nage? Entre chien et loup, sous l'averse en rage, un hurluberloup? Le loup est vexé parce qu'on prétend que par mauvais temps un loup sous la pluie sent le chien mouillé. Claude Roy LeLoup et le Chien. Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille vYzxg. “Le Loup et le Chien” est une de mes fables de la Fontaine préférées. Probablement à cause de son ode à la liberté , la valeur que je place au-dessus de toutes les autres. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur l’illustration “Le Loup et le Chien” malgré le fait, comme vous aller pouvoir vous en rendre compte en regardant la vidéo de réalisation, que j’ai dû recommencer ma peinture en cours de réalisation. Comme j’en parlais dans le podcast ” La détermination “, enregistrer avec Max Maury Martineau et Morgane Perrin Roudil cliquez ici pour l’écouter les échecs sont le lot quotidien des créateurs, la motivation est un muscle qu’on travaille en se relevant après une chute. Après tout, j’ai appris qu’il faut mieux éviter d’encrer à la plume avec de l’encre acrylique bien trop liquide sur un support encore humide… Un constat qui m’a fait changer de stratégie pour recommencer mon rendu sur des bases plus sécurisées dans un second temps. Pour le style de l’illustration, je me suis inspiré du travail de l’illustrateur “Ivan Bilibine” que j’adore. Je voulais que mon illustration n’intègre aucune technique d’ombrage comme dans ses illustrations et j’ai également réutilisé son style pour dessiner la végétation. Ivan Bilibine ne dessine pas d’animaux anthropomorphiques, le style d’interprétation sur le loup et le chien est tout à fait personnel. Avant de commencer le pas-à-pas de l’illustration, je vous propose de lire la fable “Le Loup et le Chien” de Jean de la Fontaine, pour vous mettre dans l’ambiance Un Loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde. L’attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l’eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille À se défendre hardiment. Le Loup donc l’aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu’il admire. Il ne tiendra qu’à vous beau sire, D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d’assuré point de franche lippée ; Tout à la pointe de l’épée. Suivez-moi vous aurez un bien meilleur destin. » Le Loup reprit Que me faudra-t-il faire ? – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. » Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose. – Mais encore ? – Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. – Attaché ? dit le Loup vous ne courez donc pas Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ? – Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. — Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine, Le Loup et le Chien, Livre I Fable V Je récite cette fable au cours de ma vidéo de Timelapse Visionnez le timelapse une vidéo accélérée réalisation de l’illustration de la fable “Le loup et le Chien” Pour les dessinateurs les plus motivés, voici un pas-à-pas détaillé de la réalisation de ma peinture, j’y aborde plusieurs techniques. Avant toutes choses, je récupère de la documentation pour créer mon illustration. De la documentation photo pour créer mes personnages et les habiller, mais également de la documentation de style en archivant plusieurs illustrations d’Ivan Bilibine pour m’en inspirer au cours de la réalisation de mon illustration. Avec l’aide de ma documentation, je fais plusieurs esquisses pour définir mes personnages et définir ma composition. Pour cette illustration j’ai choisi de faire mon croquis en numérique, c’est beaucoup plus rapide de déplacé rapidement les éléments avec l’outil informatique. J’utilise le logiciel Photoshop, mais tous les autres logiciels font parfaitement l’affaire. J’ai ensuite imprimé mon esquisse au format de mon illustration et j’ai reporté mon tracé en ligne claire, sans appuyer sur mon porte-mine. Avant de commencer l’illustration, j’ai encré mon cadre avec un feutre à pointe tubulaire et j’ai utilisé une gomme “mie de pain” roulée en boudin pour “éponger” l’excédant de critérium de ma feuille, ainsi elle restera propre durant le temps d’encrage. J’encre l’intégralité de mon illustration à la plume avec de l’encre de Chine. J’utilise un papier pour utiliser la plume après l’avoir plongé dans le pot d’encre pour éviter de créer des bulles d’encre qui peuvent faire des grosses taches. Pour apprendre à encrer, vous pouvez lire mon article dédié cliquez ici Pour rajouter un peu de texture dans la fourrure du loup, j’ai utilisé un vieux pinceau usé, trempé dans l’encre de Chine puis essuyé dans un sopalin. On appelle cette technique “le brossage à sec”. J’ai utilisé du drawing gum pour cibler le dégradé du ciel et épargner les autres éléments. Si vous voulez en savoir plus sur cette technique, lisez l’article dédié cliquez ici Pour réaliser mon dégradé, j’ai incliné mon papier de façon à faciliter la coulure de mon aquarelle, j’ai utilisé 3 teintes très diluées du jaune à l’orangé que j’ai appliqué l’une après l’autre avant qu’il n’y ait de temps de séchage. J’ai ensuite peint l’ensemble de mon illustration avec des couleurs assez saturées à l’aquarelle. J’utilise chaque mélange comme une base pour créer mes autres couleurs en les comparant. Pour le pelage et les habits du loup, j’ai créé des textures en utilisant des techniques “humides” de l’aquarelle. J’ajoutais des couleurs dans l’aquarelle encore fraichement posée pour qu’elles se diffusent. Pour affirmer mes plans détacher mon premier et mon deuxième plan et également désaturer mes couleurs rendre les couleurs moins vivent j’ai utilisé de l’encre de Chine diluée dans de l’eau pour l’appliquer en lavis sur les zones que je voulais plus sombres. J’ai appliqué un lavis avec davantage d’encre de Chine pour foncer certains éléments. J’ai dû récupérer certaines parties de l’image avec de la gouache pour réaffirmer les couleurs en saturation ou en valeur. Avec un feutre à encrage, j’ai redessiné mes contours. Voici l’illustration “Le Loup et le Chien” finalisé Comment sont pensées la composition et la narration dans mon image ? J’ai pensé ma composition pour l’oeil se pose en priorité sur le château en arrière plan. Le jeu de contraste très fort entre les deux plans met en évidence cette partie de l’image, c’est une porte ouverte sur l’horizon des personnages. L’arbre de droit en premier plan est très sombre et le mouvement de ses branches reconduise l’oeil vers la scène. Ici, il y a un jeu de contraste entre les personnages pour évoquer leur statut social. Le chien est entièrement paré de vêtements excessivement ornementés et colorés tandis que le loup est enguenillé dans des vêtements ternes et sali. Le chien a l’ascendant sur le loup et présente fièrement, de toute sa hauteur, le château lumineux. Le loup à une attitude inquisitrice et il désigne le détail qui ramène le chien à sa condition d’esclave dans un dernier temps. Le bras tendu du chien vers le château permet à l’oeuil d’être rediriger et de circuler. Pour m’aider dans mon défi, je vous encourage à me donner des noms d’artistes ou des techniques que vous aimeriez me voir utiliser sur les prochaines illustrations en commentaire ! Les meilleurs illustrateurs ont débuté un jour et leur secret est de ne jamais s’être arrêtés d’apprendre et de s’exercer ! Restez toujours actif et motivé ! À bientôt sur ! Encouragez-moi sur les réseaux sociaux ! mardi 22 mars 2005 par popularité 2% LE LOUP ET LE CHIEN Un loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde. L’attaquer, le mettre en quartiers, Sire loup l’eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le mâtin était de taille À se défendre hardiment. Le loup donc, l’aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu’il admire. Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire, D’être aussi gras que moi, lui répartit le chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? Rien d’assuré ; point de franche lippée Tout à la pointe de l’épée. Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin. » Le loup reprit Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le chien donner la chasse aux gens Portants bâtons et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. » Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse Chemin faisant, il vit le cou du chien pelé. Qu’est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le loup vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu’importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître loup s’enfuit, et court encor. Jean de La Fontaine, Fables, Livre I, 5 SOURCE Ésope, Phèdre Le loup et le chien Documents joints Le loup et le chien Jean de La Fontaine, Fables, Livre I, 5 Laisser un commentaire Commentaire Nom * Adresse de messagerie * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Prévenez-moi de tous les nouveaux commentaires par e-mail. Prévenez-moi de tous les nouveaux articles par email. Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille À se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. "Il ne tiendra qu'à vous beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, haires, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d'assuré point de franche lippée Tout à la pointe de l'épée. Suivez-moi vous aurez un bien meilleur destin. " Le Loup reprit " Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. " Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. " Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. " Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. Le Cochet, le Chat et le Souriceau par Jean DE LA FONTAINE Votre navigateur ne supporte pas le lecteur mp3. par Maninred Un Souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu, Fut presque pris au dépourvu. Voici comme il conta l'aventure à sa mère J'avais franchi les Monts qui bornent cet Etat, Et trottais comme un jeune Rat Qui cherche à se donner carrière, Lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux L'un doux, bénin et gracieux, Et l'autre turbulent, et plein d'inquiétude. Il a la voix perçante et rude, Sur la tête un morceau de chair, Une sorte de bras dont il s'élève en l'air Comme pour prendre sa volée, La queue en panache étalée. Or c'était un Cochet dont notre Souriceau Fit à sa mère le tableau, Comme d'un animal venu de l'Amérique. Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras, Faisant tel bruit et tel fracas, Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique, En ai pris la fuite de peur, Le maudissant de très bon coeur. Sans lui j'aurais fait connaissance Avec cet animal qui m'a semblé si doux. Il est velouté comme nous, Marqueté, longue queue, une humble contenance ; Un modeste regard, et pourtant l'oeil luisant Je le crois fort sympathisant Avec Messieurs les Rats ; car il a des oreilles En figure aux nôtres pareilles. Je l'allais aborder, quand d'un son plein d'éclat L'autre m'a fait prendre la fuite. - Mon fils, dit la Souris, ce doucet est un Chat, Qui sous son minois hypocrite Contre toute ta parenté D'un malin vouloir est porté. L'autre animal tout au contraire Bien éloigné de nous mal faire, Servira quelque jour peut-être à nos repas. Quant au Chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine. Garde-toi, tant que tu vivras, De juger des gens sur la mine. Poème posté le 06/03/18 par Maninred Poète Interprète

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